Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 16:24

C’est dommage. On l’aimait bien. Quand tu lis un livre, tu mets tes personnages en scène, tu t’appropries les lieux, tu brodes les pages, tu pleures dedans. Tu te fais une idée, c’est ta propre une histoire parce que mine de rien, tu te retrouves dans quelques passages que tu soulignes. Puis Anna, c’est une amie de longue date. Tu avais déjà lu ses nouvelles « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », au moins parce que le titre te libérait de toute solitude. C’était parfait.

 

T’avais même été au cinéma voir Guillaume Canet faire le beau Franck que tu priais tout le long du bouquin de tomber amoureux. T’adorais les répliques, t’adorais qu’on tue le cochon et le film collait pas mal.

Tu l’as même regardé il y a deux semaines sur TF1 quand il a été rediffusé.

 

Et puis, tu t’es jeté sur la nouvelle. Je l’aimais, le film. Petit restaurant coquet avant, gros orage, j’adore Montparnasse et ses lumières quand une pluie si violente me protège devant une assiette de saumon pas cuit avec mon amoureux. Voilà qu’ensuite nous entrons dans le cinéma, je me sentais impatiente. Je me suis callée dans mon gros fauteuil rouge, tu as fait comme moi lecteur.

 

Et tu t’es retourné une fois, deux fois. T’as mangé un ongle. T’as attendu, tu t’es dit ça va venir. Allez, ça va venir. Elle va jouer, elle va peut-être finir par jouer. Tu pensais retrouver l’émotion du bouquin. Tu trouvais Daniel par trop mal en son genre.

 

Je ne sais pas si j’ai trouvé le film mauvais parce qu’il l’était ou bien parce qu’il est infidèle aux émotions du livre. Pour retranscrire un dialogue, il retranscrit un dialogue. Ça cause, ça pleure, ça cause, ça tente et ça baisse les bras. On y était. Mais il manquait quelque chose.

 

Les pop Corn.

 


Et si une plume devait rester une plume ? Piquons l’idée mais ne piquons pas le cœur de l’histoire, les mots qui embellissaient les scènes, qui nous précipitaient page suivante.

 

Alors dommage. C’est dommage.

Je l’aimais bien le livre.

Brune

Par K.IWI
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 21:41
Avec ses couleurs de gland, il faut le dire rose et vert, le parfait nappage cette semaine, il m'a séduit. Je me suis dit... tiens je vais acheter ce magazine anti-crise, je vais acheter TIPS. L'étape dans ma vie quoi. Qu'est-ce qu'on en retient ?

Mme Vieillard, rédactrice en chef, n'a pas mis une photo à son avantage dans l'édito. Mais on table sur un petit budget.

On ouvre le magazine et on commence avec la quinzaine TIPS. Jusque là, je m'y retrouve, c'est divers, et mes yeux aiment quand c'est divers. Vos yeux aiment quand c'est divers parce qu'ils sélectionnent ce qui vous émoustille. Et là, ce sont les Tortis Solidaime pour 0.99€. Packaging rose et 0.08€ reversés à des associations caritatives.

Sauf que l'interview de Charlotte de Turckheim page suivante me titille et me dérange. Rose cheap, photos sur lit blanc, voile blanc, le truc à la Saint Trop' qu'on ne fait plus, le tout accompagné d'un petit mot comme quoi la crise ça a du bon, ça rend les gens solidaires. Elle n'a pas du tout été payée par TIPS elle, parce que si TIPS veut dépasser les dix numéros, va falloir qu'on coule un peu plus. Non, la crise c'est clair c'est trop bien, on rencontre des glands et on les dévore.

D'ailleurs sur la deuxième photo, Chacha chine dans une boutique provencale. La crise épanouie.

Les pages suivantes, on se la joue très people. Elle est bizarre la soeur de Victoria Beckham. Mélanie Laurant fait Casimir. Je passe un peu, je cherche les pages Shopping pas cher.

Mais les robes Mango sont toujours à 70€.
La page canari, mode tout en jaune du string à la ceinture, me donne une impression de déjà vu, quand Cosmo colore mes lectures. Les plus beaux sacs sont les plus chers et les bons de réductions exigent minimum 60€ d'achat.
Me voilà dans le pétrin face aux bons de réductions. Le fondant Mamie, mais j'ai pas de four, les dosettes Legal mais je n'ai pas de machine à Café, les lessives X-TRA mais je n'ai pas de machine à laver.
Oui, je suis pauvre moi.

C'est la crise.

Sinon, nous avons 10€ de réduction chez Léon mais depuis que l'amoureux m'a parlée de Cafards dans les cuisines d'un des Loulous de la Chaîne, je fuis la moule.

Sinon, réduction pour Disney, Astérix, et Etap Hotel. Du vertige dans ma vie, des escales imprévues. Oui, chéri, ça te dirait de dépenser 1000 euros ce week-end, je m'évaderai avec bonheur, et t'inquiète pas, TIPS paie le premier péage, une économie de dingue, non ?
Chéri ?

La page maquillage me rappelle mes 15 ans. Je vous laisse y goûter (pour 90 centimes et l'article que je vous en fais, vous allez l'acheter tout de même).

"Sculpter son corps", page Sport, me rappelle MINNIE magazine et la photo de la Nana qui me montrait comment me bombifier. Alors j'aime bien.

Coaching Sexo, avec ça. Je trouve que la photo du rédacteur de la rubrique est de trop. Parce qu'un regard pareil, quand je lis les conseils préliminaires, ça me fait peur. 21 façons de réussir ses préliminaires. "Au cinéma, au supermarché, glissez lui des mots coquins à l'oreille"... Super. Attends, j'essaie.

Chéri, pour mille euros, l'Etap Hotel ?

L'horoscope me torture, je ne sais pas ce qu'il en dit quant à .. rachetera, rachetera pas TIPS ?

Peut-être, parce que quand même on aime :
- Les mots fléchés
- Les 4 fiches pratiques
- Les recettes cuisines
- Les bons plans de la quinzaine
- Les deux enquête (2 filles, un filon, et Home Green Home, qui m'a donnée envie de voir l'Allemagne).

A bientôt Charlotte et la bande TIPS.

Brune
Par K.IWI
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 23:42
 

  1. Qui n'a jamais eu envie de virer sans aucune hésitation ce pré pubère de 13 ans et demi assis confortablement le long de la ligne 1, enceinte il me sourit et fait étinceler son appareil dentaire.

  2. Enceinte, c'est mon chéri qui gare la voiture sur la place du marché, avec un gros bidon on ne peut absolument pas réussir son créneau, qui le pourrait ?

  3. Lundi lasagne, mardi tartiflette, mercredi crêpe au nutella, jeudi pizza aux quatre fromages... Non mais attendez on est deux à cohabiter, il faut dès le départ l'habituer aux plaisirs gustatifs, au goût, et puis ça fait 8 ans que je fais ceinture sur le nutella ce n'est pas maintenant qu'on va me l'enlever !

  4. Elle est vieille, elle renifle comme un cheval, elle tousse, elle sent l'aïe et elle va cohabiter que quelques secondes dans mon train de banlieue, c'est bien connu on ne supporte pas les odeurs, elle dégage la mamie.

  5. On dort et rien que ça ça fait des années qu'on ne fait pas la sieste de 14 à 15h.

  6. Qui dit naissance dit mille et un cadeaux c'est fun, on a un deuxième anniversaire dans l'année.

  7. J'ai des seins énormissimes, des bombes, un simple débardeur devient une arme de séduction massive, mais enceinte on est tous sauf vulgaire, on est belle!

  8. Depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire comme dans tous les films des années 90, je veux moi aussi porter une salopette en jean avec un gros bidon de femme enceinte, impossible à porter sinon.

  9. Parce qu'il m'aimera, je serai la mère de son enfant pour toute la vie, il m'aimera pour toujours.


Benny.

Par K.IWI
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 23:22





 Il y a des expériences à tenter, et sans pour autant tirer des conclusions trop hâtives, mais Meetic les filles ça reste quand même une expérience bizarre.

 

Je plante le décor depuis plusieurs jours je discutais avec un jeune garçon de 27 ans, plutôt mignon et drôle sur la toile. Je prends les devants sur msn pour ne pas faire traîner les « discussions » virtuelles et être dans le vrai. Mais il y a à l'heure actuelle une méfiance pour notre entourage à rencontrer un inconnu avec pour arrière penser une possible relation amoureuse. Alors après les recommandations d'usage sur le GHB, l'obligation de se retrouver dans un endroit public, ne pas trop en faire au niveau fringue (il ne faut pas réveiller l'animal qui est en lui tout de même), je file au rendez vous, un peu inquiète tout de même !

 

Mais le soucis de Meetic est bien là, retrouver quelqu'un qu'on ne connait pas est étrange, le pire soucis pour mon cas a bien été la voix, l'attitude, la gestuelle, la chorégraphie de son corps, les mots qu'il choisissait. Lorsqu'on rencontre quelqu'un dans la rue en quelques secondes nous devinons s'il y a quelque chose de séduisant ou non chez l'autre. Chez ce garçon en question, rien de très désagréable, il est très gentil et sympathique, mais il lui manque un petit côté canaille ou charismatique sans doute.

 

Tout ceci a été renforcé lorsqu'à 27 ans j'apprends que sa plus longue relation a duré 6 mois (1er choc) et qu'elle était roumaine et fille au pair à Paris mais le second choc est venu du fait qu'elle aussi il l'avait rencontré sur ce site de rencontre. Tout à coup le portrait d'un garçon trop différent de moi et surtout de ce que j'attendais fait son apparition.

 

Je n'ai sans doute pas laissé de chance à Meetic, mais il a été le premier et le seul garçon rencontré sur la toile et dans la vraie vie, je ne veux pas retenter l'expérience, l'adéquation entre l'attente d'une jolie relation et la déception du garçon pas si parfait est trop grande et je dois sans doute être trop exigeante. Meetic reste pour moi un moyen pour les très timides d'aborder des filles, et pour les beaucoup moins timides de rencontrer toujours plus de filles... Y aura-t-il une troisième partie ? Joker.

 

Benny.

Par K.IWI
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 21:02

 

 

C’est dur le lundi. D’autant que le week-end sentait bon le caramel beurre salé, le sable et l’amour. Et pour ça, il faut partir un vendredi matin en se disant que l’on a tout le temps d’arriver à Honfleur, que l’on va prendre les petites routes, respirer les prés, saluer les vaches, prendre de l’avance quoi. Alors on essaie de sortir de Paris, on salue les feux rouges, on prend du retard mais peu importe, on écoute les enfoirés et on se dépose des baisers à chaque arrêts. Ça sent les vacances, la détente, la Normandie. Au bout de deux heures, quand on atteint Versailles et que l’on peut enfin filer vers le Nord, on décide de prendre l’autoroute. On snobe un peu les prés, on gagne la pluie. Mais on y croit.

 

Arrivés à Honfleur quelques heures plus tard, on est tout émerveillé du microclimat. Le ciel bleu écoute mes prières et vient s’étendre sur le port de plaisance tandis que l’amoureux choisit un restaurant où il y a la queue aux toilettes et c’est toujours problématique chez moi. Comme d’habitude au restaurant, je préfère son plat. C’est toujours problématique chez moi.

 

On s’extasie un peu plus tard du caramel derrière toutes les vitrines. De galettes par-ci, par-là. On se met un petit coup de Goldman, assis en tailleur sur un muret et on fait mille projets mais on garde chacun nos petits secrets. On se devine, c’est tellement plus drôle.

 

La chambre d’hôtes dans laquelle nous dormons pour deux nuits manque d’un petit tapis et j’ai terriblement froid aux pieds. Voilà, je voulais commencer par la critique. Parce qu’hormis ça, c’est trop charmant et la douche italienne réussit à mon homme (et moi dessus).

 

Le soleil explose dès le samedi matin et nous filons voir la mer. J’ai l’impression que ça fait une éternité. On s’interroge même sur le sens du courant et si on ferme un œil, on tend un doigt, on peut le cacher le pont de Normandie avec son pouce voire son auriculaire.

 

L’après-midi, on se sépare pour faire quelques emplettes. On prépare un petit cadeau à l’autre et à nos amis, nos parents. J’ai quinze sacs, et avoir quinze sacs, ça me rend heureuse. Oui, ça a toujours été un peu problématique chez moi. Regarder dans les sacs et voir des caramels, des galettes, des sablés, de la confiture pêche melba, des petits bonbons à la pomme du Calvados, ça me rend toute chose.

 

On se retrouve dans un café où il y a la queue aux toilettes. On s’offre nos petits cadeaux, je suis gâtée. Une confiture dans un pot typique, un savon –un vrai- au caramel et beurre salé, un joli petit cadre de mes envies de New York et un petit carnet pour mes mille idées à la seconde. Les gens passent et repassent, on bronzerait presque.

 

Le dimanche matin, nous filons sur les planches de Deauville dire bonjour à nos copains les Parisiens, grosses lunettes, grosses voitures, on se retrouvera sur l’autoroute. Au marché, on se détend, c’est l’été, je vois même des abricots.

 

Impossible de croire qu’il faut rentrer. Même si je tête en conduisant un petit caramel, même si demain matin sur mon pain il y aura une confiture aux mille saveurs. Je peux plus vivre ce genre de Lundi après ce genre de week-end, non ?

 

La prochaine fois, Honfleur, j’y reste. C’est ça la recette du bonheur bien caramélisé.

Brune

PS : Bientôt une découverte en images.

Par Praline
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